2013 année noire pour l’agriculture en Aquitaine

20 décembre 2013
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Un revenu en baisse, des charges et des contraintes en hausse
 

Après avoir dénoncé les prévisions officielles  des Comptes de l’agriculture sur les revenus des agriculteurs de 2012, en net décalage avec la réalité, le Conseil d’Administration de la FRSEA Aquitaine, réuni le 18 décembre, a examiné les questions de l’actualité agricole régionale :

. Traitement » des Calamités agricoles ; il y a deux poids, deux mesures : du nord au sud de l’Aquitaine les agriculteurs ont été confrontés tout au long de cette année à des conditions climatiques désastreuses : pluies excessives, orages de grêles…provoquant d’énormes dégâts, et cela sur l’ensemble des productions. Le syndicalisme s’est mobilisé pour venir en aide aux agriculteurs sinistrés. Aujourd’hui nous constatons que un viticulteur de Dordogne n’est pas accompagné comme celui de Gironde pour le même orage de grêle, un maïsiculteur de gironde n’a pas les mêmes aides que celui des Pyrénées ou des Landes. La Frsea Aquitaine exige que le Préfet de Région coordonne cette injustice due à une approche trop cloisonnée.
. Sur la mise en œuvre de la nouvelle PAC : les représentants du syndicalisme FNSEA et JA  ont proposé l’alternative de la technique du « mulching » pour répondre aux exigences de l’Europe en matière de verdissement. Cette équivalence est aujourd’hui (enfin) reconnue par le Ministre ; elle  doit-être mise en œuvre sans complications administratives supplémentaires, nous serons donc très vigilants sur les textes à venir. Il en va de la survie d’exploitations petites et moyennes de notre région pour qui le maïs constitue la base d’un système de production  autosuffisant pour approvisionner des élevages à forte valeur ajoutée.
. Ecotaxe : de la suppression à l’exonération pour les produits agricoles et agroalimentaires : le Gouvernement a annoncé la suspension de l’écotaxe ; la FRSEA Aquitaine réitère sa demande d’exonération pour les productions agricoles et agroalimentaires. Notre région n’a en effet pas besoin de ce nouveau boulet au pied pour handicaper un peu plus nos entreprises face à des « voisins » Espagnols qui n’ont pas ces mêmes charges.
. Environnement : des exigences inapplicables « sur le terrain » : la nécessité de préserver notre environnement est une réalité déjà prise en compte par les agriculteurs dans leurs pratiques au quotidien. Le nouveau plan d’actions régional (PAR), qui doit s’appliquer dans les zones vulnérables, est en cours de finalisation. Il est aujourd’hui fortement contesté par la FRSEA Aquitaine car il constitue l’exemple type d’une gestion de l’agriculture définie par des technocrates où l’idéologie prend le pas sur les réalités agronomiques et économiques. Vouloir par exemple imposer des périodes identiques d’épandage des effluents du nord au sud de la France est une illustration de cette aberration. Nous resterons mobilisés pour que le « bon sens » prenne enfin le pas sur la technocratie.

Souhaitons que cette année catastrophique à plus d’un  titre reste dans les mémoires comme une référence à ne jamais dépasser, sans quoi une partie de notre agriculture avec tout ce qu’elle représente n’y survivra pas.